Ce qui reste après mon retour de Toubacouta

by Rene

Après avoir vécu 3 mois au Sénégal, je peux dire avec certitude, que plus de temps on passe à vivre avec les gens, plus on peut comprendre leurs habitudes et leur manière de vivre. Je ne peux pas dire que j’ai vécu dans une famille. Cependant il me semble capital que des jeunes belges qui viennent vivre quelques temps à Toubacouta, s’intègrent le plus possible aux activités, festivités et coutumes du pays. C’est en se laissant surprendre que j’en ai le plus appris. Prendre le thé pendant les heures chaudes sur la place du village, s’asseoir un après-midi avec des artisans, discuter avec les jeunes la nuit devant la boutique du village… Tous des moments précieux pour apprendre à mieux se connaître, et à tisser des liens solides. Comme le dit bien René, un chantier de 3 semaines n’est là que pour faire un déclic dans notre tête. Le chantier provoque volontairement un choc entre deux cultures différentes. Si, comme chez moi, ce déclic se fait, les trois mois peuvent être une deuxième étape logique à la rencontre et la compréhension de l’autre. Une remarque qui me vient est celle de la différence entre partir en groupe et partir seul. Le groupe permet une ouverture plus facile ou plus directe à l’autre par le jeu, la discussion ou la fête. Partir seul est une toute autre démarche. C’est la démarche du courage. Oser prendre le risque de s’ouvrir à l’autre sans filet pour se rattraper, c’est oser se jeter à l’eau, ne pas avoir peur du « qu’en dira-t-on » ou de l’image que les autres peuvent avoir de nous. Ce n’est pas facile, mais c’est hyper enrichissant, surtout dans la connaissance de soi et la confiance en soi. A ceux qui veulent partir, je leur conseille vivement de s’entourer. Soit de personnes de confiance dans votre immersion, soit via les moyens de communications que la technologie nous permet… Tout en évitant le travers de plonger complètement dedans. Attention, je ne parle pas de partir « comme ça » à l’aventure (sans se préparer). Une préparation est plus que nécessaire pour éviter de se retrouver complètement renversé par la réalité du terrain. Si j’ai personnellement eu la chance de suivre différents cours en développement, de multiples formations existent pour éveiller notre curiosité et notre sens critique.Je dois citer également les préparations que j’ai reçues auprès de ASMAE et AJE, gage de ma réussite aujourd’hui. Une autre mise en garde, c’est de ne pas partir « comme ça » à l’aventure (sans objectif). A mon sens, il est très important de savoir pourquoi on part, dans quel but et ce qu’in va faire sur place. Le Sénégal est un pays dépaysant. Partir sans objectif, c’est partir avec le risque de se perdre, de s’y perdre, et de perdre ses repères. Et si c’était à refaire ? Je suis très content d’avoir eu une petite maison à ma disposition, et en même temps de bénéficier d’une agréable compagnie pour les repas et la vie de tous les jours. Vivre au COP m’a permis de retrouver le calme et de pouvoir me poser après mes diverses rencontres, activités et sorties. Ceci dit, ce qui a aussi été décisif dans mon expérience, c’est de vivre avec une jeune fille qui a jouée l’intermédiaire avec les jeunes du village. Et celle-là, si vous ne l’avez pas, trouvez là, elle est très précieuse, ou jetez-vous tout seul dans la marmite. Partez donc, mais partez préparés, conscientisés et accompagnés. Que retenir ? des tonnes de choses, de discussions, d’impressions, d’observations,… Des idées plein la tête, mais aussi beaucoup de désillusions, de déceptions et de peines. Si je dois revenir un jour, ce sera pour rendre visite à mes amis, faire découvrir le petit monde dans lequel j’ai baigné à ceux qui viendront avec moi. Quelques heures avant mon départ, je n’ai en tous cas ni l’envie ni le courage de me lancer dans le développement au Sénégal. Ni pour moi, ni pour eux. Pourquoi pas pour moi ? parce que ce monde est tellement décourageant que je ne pourrais pas me sentir aussi utile que ce que je le voudrais. Pour eux ensuite, parce qu’on ils sont tellement habitués à attendre l’aide qui tombe du ciel qu’ils ne croient plus en eux. Et je ne veux pas entrer dans ce système d’assistanat infernal. Thibaut de Radiguès COP Soucouta Commentaires fermés sur Ce qui reste après mon retour de Toubacouta

Les fermes-écoles

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La communauté rurale (CR) de Toubacouta est située à 257 km de Dakar et à 65 km de Kaolack. Elle se trouve dans le département de Foudiougne (région de Fatick). Sa superficie est de 170 km² et compte 52 villages. Les défis actuels 1. diversifier les revenus des ménages par une maîtrise accrue de l’eau et de la sécurité alimentaire. 2. renforcer les capacités des communautés locales en investissant dans le capital humain à travers les activités d’éducation pour tous. 3. assurer un environnement durable pour la pérennisation des ressources naturelles. 4. accompagner le leadership d’organisations paysannes et d’organisations communautaires de base pour un développement local et la maîtrise de la décentralisation… 5. favoriser la promotion d’un tourisme équitable et écologique.Réalisations significatives déjà obtenus Depuis 2001, dans la communauté rurale de Toubacouta, ont été réalisées ; * la construction d’infrastructures sociales de base par l’entremise des camps chantiers avec des jeunes de Toubacouta et Soucouta et des jeunes européens : * un foyer d’alphabétisation à Soucouta * une salle communautaire à Soucouta * un marché couvert à Toubacouta * le ponton de Soucouta en juillet 2006 * La mise en place d’un centre d’animation au développement qui offre des appuis conseils aux groupements locaux et aux intervenants dans la région. COP Soucouta No Comments »

Mise en Réseau Nord-Sud et Sud-sud

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Commencés en 1997 au Sénégal, les échanges à travers les camps-chantiers entre les jeunes du Nord et les Sénégalais constituent une éducation au développement par l’éveil des jeunes aux réalités socioculturelles, économiques et politiques. Ces rencontres organisées sous le signe de la connaissance de l’autre, du respect des valeurs et de la solidarité permettent: - la réalisation d’infrastructures socioéconomiques pour les communautés démunies, -le partage et l’échange d’expériences entre jeunes et l’engagement des jeunes en tant qu’acteurs de développement de leurs communautés. Plusieurs formules sont accessibles à tout public : les immersions, les stages et les chantiers. Les chantiers s'inscrivent aussi dans le cadre du réseau Toubacouta composé de quatre associations (AJE, Association Mouvement Twiza du Maroc, Lekaa - Egypte et Asmae en Belgique). Réalisations significatives déjà obtenues: * 3 à 4 groupes de jeunes venant d’Europe sont accueillis chaque année depuis 1997. * 25 camps-chantiers organisés avec la participation de plus de 600 jeunes. * Trois rencontres du Réseau Toubacouta entre des jeunes sénégalais, marocains, égyptiens et belges. Brèves No Comments »