Ferme école de Ndoumboudj,une autre forme d’expression des jeunes ruraux

by Rene

Ferme école de Ndoumboudj La ferme école de Ndoumboudj a démarré depuis un mois avec une vingtaine des jeunes ayant participés aux deux derniers camps chantiers des jeunes senegalo- belges du Lycée St. Vincent de Soignies et des Scouts de l'unité St.Georges de Gand. Les chantiers qui ont été suivis d'aménagement d'un terrain de 2 hectares dont un sur lequel ils ont planté des pastèques.  La récolte des pastèques est attendue avant le 15 Décembre 2016.  Les jeunes comptent les jours pour partager non seulement les dividendes des pastèques mais aussi les expériences tirées de cette première expérience. La ferme école qui se veut biologique accueillera les jeunes des autres villages environnants quand elle aura atteint son niveau de croisière. Les jeunes de Ndoumboudj ont profité de la visite de Géry de Broqueville et Florian pour leurs expériences en matière de l'agriculture bio et de la permaculture durant sept jours. Bonne chance à la ferme.   COP Soucouta Commentaires fermés sur Ferme école de Ndoumboudj,une autre forme d’expression des jeunes ruraux

Journée Mondiale de l’Environnement : la touche de l’ONG AJE

by Judith Mukamana

@font-face { font-family: "Arial"; }@font-face { font-family: "Times"; }@font-face { font-family: "Calibri"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: 115%; font-size: 11pt; font-family: "Times New Roman"; }p { margin: 0cm 0cm 10pt; font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } Cette année encore, AJE, à l’instar des autres ONG a  respecté la tradition dans sa dynamique participative à la Journée mondiale de l’environnement.  Une occasion et non des moindres d’opérationnaliser encore avec les communautés ses actions de protection de l’environnement dans la communauté rurale de Toubacouta  qui compte 52 villages. Des actions qui sont le signe d’un partenariat fort entre AJE, la communauté rurale de Toubacouta, l’Océanium, ASMAE, CNCD (Opération 11.11.11) de Belgique et Terre Nouvelle.   A l’occasion de cette manifestation, l’Etat est représenté au plus haut niveau avec la présence du Sous préfet  entouré du Secrétaire Exécutif de AJE, René Sibomana et des autres acteurs de la protection de l’environnement comme l’UICN, Africa Culture, les services techniques, les chefs de villages, les autorités religieuses, les volontaires suisses et les représentants des populations. Le thème de cette année « Economie verte, en faites-vous partie ? », tire son sens de la synthèse du thème  de la Conférence des Nations unies sur le développement durable, qui s’est tenue du 20 au 22 juin 2012, à Rio de Janeiro au Brésil, à savoir « L’économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté ». L’économie verte permettra dans la mise en œuvre des résolutions, de réduire la dégradation de l’environnement, les émissions de carbone et la pollution. Contrairement à cela, elle renforcera l’utilisation rationnelle des ressources et l’efficacité énergique sans défavoriser la production économique. Dans son discours,  le sous-préfet n’a pas manqué de renforcer cette assertion lorsqu’il souligne que « l’économie verte est une nouvelle approche de l’économie fondée sur la prise en compte effective des questions environnementales dans les stratégies de développement. La valorisation de l’environnement tout comme la valorisation de ses ressources devrait constituer les éléments clés de la nouvelle économie et amener l’humanité à un développement homogène ». Il a terminé son discours en exhortant la population à plus de responsabilité, plus d’engagement dans la préservation de notre environnement. Soukouta et Toubacouta sont deux villages de la communauté rurale qui ont marqué de leurs empreintes les  manifestations organisées lors de cette  journée le 12 juin 2012. La gestion de la mangrove,  la gestion des ordures ménagère et la protection du circuit de l’eau ont été entre autres des thèmes développés par les participants. L’objectif visé en mobilisant les acteurs communautaires, est de stimuler la conscience locale vis-à-vis de l’environnement et des ressources naturelles d’une part, et de susciter des actions concrètes pour le développement durable, d’autre part. Il s’agit de favoriser un engagement plus fort des autorités et une sensibilisation accrue des acteurs de terrain à mieux assumer leur rôle dans la gestion responsable des ressources naturelles et la préservation de l’environnement. Les acteurs locaux ont profité de cette journée pour étaler leur savoir-faire dans la plantation de la mangrove, le recyclage des déchets plastiques, la fabrication de charbon de paille et l’analyse bactériologique de l’eau. La boucle a été bouclée par un exposé sur la mangrove, animé  par Monsieur Ibrahima Diamé de Océanium. Une caravane précédée par des opérations de nettoyage et d’assainissement des quartiers,  a sillonné tout le village à la rencontre des populations. Julienne Kika et Ibrahima Nfdiaye COP Toubacouta/Soukouta COP Soucouta Commentaires fermés sur Journée Mondiale de l’Environnement : la touche de l’ONG AJE

Ce qui reste après mon retour de Toubacouta

by Rene

Après avoir vécu 3 mois au Sénégal, je peux dire avec certitude, que plus de temps on passe à vivre avec les gens, plus on peut comprendre leurs habitudes et leur manière de vivre. Je ne peux pas dire que j’ai vécu dans une famille. Cependant il me semble capital que des jeunes belges qui viennent vivre quelques temps à Toubacouta, s’intègrent le plus possible aux activités, festivités et coutumes du pays. C’est en se laissant surprendre que j’en ai le plus appris. Prendre le thé pendant les heures chaudes sur la place du village, s’asseoir un après-midi avec des artisans, discuter avec les jeunes la nuit devant la boutique du village… Tous des moments précieux pour apprendre à mieux se connaître, et à tisser des liens solides. Comme le dit bien René, un chantier de 3 semaines n’est là que pour faire un déclic dans notre tête. Le chantier provoque volontairement un choc entre deux cultures différentes. Si, comme chez moi, ce déclic se fait, les trois mois peuvent être une deuxième étape logique à la rencontre et la compréhension de l’autre. Une remarque qui me vient est celle de la différence entre partir en groupe et partir seul. Le groupe permet une ouverture plus facile ou plus directe à l’autre par le jeu, la discussion ou la fête. Partir seul est une toute autre démarche. C’est la démarche du courage. Oser prendre le risque de s’ouvrir à l’autre sans filet pour se rattraper, c’est oser se jeter à l’eau, ne pas avoir peur du « qu’en dira-t-on » ou de l’image que les autres peuvent avoir de nous. Ce n’est pas facile, mais c’est hyper enrichissant, surtout dans la connaissance de soi et la confiance en soi. A ceux qui veulent partir, je leur conseille vivement de s’entourer. Soit de personnes de confiance dans votre immersion, soit via les moyens de communications que la technologie nous permet… Tout en évitant le travers de plonger complètement dedans. Attention, je ne parle pas de partir « comme ça » à l’aventure (sans se préparer). Une préparation est plus que nécessaire pour éviter de se retrouver complètement renversé par la réalité du terrain. Si j’ai personnellement eu la chance de suivre différents cours en développement, de multiples formations existent pour éveiller notre curiosité et notre sens critique.Je dois citer également les préparations que j’ai reçues auprès de ASMAE et AJE, gage de ma réussite aujourd’hui. Une autre mise en garde, c’est de ne pas partir « comme ça » à l’aventure (sans objectif). A mon sens, il est très important de savoir pourquoi on part, dans quel but et ce qu’in va faire sur place. Le Sénégal est un pays dépaysant. Partir sans objectif, c’est partir avec le risque de se perdre, de s’y perdre, et de perdre ses repères. Et si c’était à refaire ? Je suis très content d’avoir eu une petite maison à ma disposition, et en même temps de bénéficier d’une agréable compagnie pour les repas et la vie de tous les jours. Vivre au COP m’a permis de retrouver le calme et de pouvoir me poser après mes diverses rencontres, activités et sorties. Ceci dit, ce qui a aussi été décisif dans mon expérience, c’est de vivre avec une jeune fille qui a jouée l’intermédiaire avec les jeunes du village. Et celle-là, si vous ne l’avez pas, trouvez là, elle est très précieuse, ou jetez-vous tout seul dans la marmite. Partez donc, mais partez préparés, conscientisés et accompagnés. Que retenir ? des tonnes de choses, de discussions, d’impressions, d’observations,… Des idées plein la tête, mais aussi beaucoup de désillusions, de déceptions et de peines. Si je dois revenir un jour, ce sera pour rendre visite à mes amis, faire découvrir le petit monde dans lequel j’ai baigné à ceux qui viendront avec moi. Quelques heures avant mon départ, je n’ai en tous cas ni l’envie ni le courage de me lancer dans le développement au Sénégal. Ni pour moi, ni pour eux. Pourquoi pas pour moi ? parce que ce monde est tellement décourageant que je ne pourrais pas me sentir aussi utile que ce que je le voudrais. Pour eux ensuite, parce qu’on ils sont tellement habitués à attendre l’aide qui tombe du ciel qu’ils ne croient plus en eux. Et je ne veux pas entrer dans ce système d’assistanat infernal. Thibaut de Radiguès COP Soucouta Commentaires fermés sur Ce qui reste après mon retour de Toubacouta

Circuit de l’eau et Mangroves s’entremêlent

by COPSOU

Celà fait quelques temps que vous n’avez plus eu de nouvelles du COP, mais ne vous y méprennez pas, nous sommes toujours bien sur le pont! Depuis 3 semaines, nos week-ends, nous les récupérons en semaines, et lors du reste de la semaine, les réunions se suivent et les rapports de réunions y sont inexorablement liés. Les activités du COP se divisent encore en deux pôles principaux. Celles qui sont réalisées dans le cadre du projet « circuit de l’eau », et celles du projet « Mangroves ». Les deux projets s’enchevêtrent au fil des semaines qui sont toujours trop courtes. Concernant le projet « circuit de l’eau » d’abord, durant cette période, nous avons mené 2 nouvelles recherches action participatives dans deux autres villages. Plus précisément, Julienne Kika en a mené une, en deux jours, avec les 10 jeunes identifiés de Santamba. Ibrahima Ndiaye assisté du stagiaire Thibaut de Radiguès ont réalisé l’autre à Ndoumboudj en 3 jours. Ce qui est important à noter c’est que, sans se consulter, les groupes des deux villages ont identifié la même action à mener dans leur village respectif. Il s’agit de couvrir les puits afin de prévenir la pollution, la poussière et les microbes de pénétrer dans l’eau que tout le monde utilise pour les besoins vitaux. C’est donc au bout d’une dizaine d’heures que chaque groupe est arrivé à identifier la solution au principal problème de leur village autour du circuit et de la potabilité de l’eau. Entre temps, pour le projet « Mangroves », plusieurs réunions se sont tenues dans cette période. Nous avons d’abord rencontré l’agent des eaux et forêts de Toubacouta qui nous a très bien renseigné sur la préparation de pépinières, sur les différentes espèces d’anacardiers et de manguiers et sur l’enthousiasme qu’il a de travailler avec nous. Le lendemain, Ibrahima Ndiaye et Thibaut de Radiguès sont à nouveau partis à deux à la rencontre de l’agent du PGIES (Programme de gestion intégré des écosystèmes du Sénégal) de Sokone, qui lui nous a longuement entretenu sur les difficulté de créer des bois villageois, en particulier dans le village de Dassilamé Socé, mais il nous soutien avec les 200 gaines qui lui restent en stock et nous pourrons toujours lui en redemander parce qu’il soutien vraiment tous les projets environnementaux dans la zone. La dernière visite d’Ibrahima Ndiaye a duré 3 jours puisqu’il s’agissait d’informer le village de Bettenty des actions que nous voudrions y mener et que les pirogues vers l’îles ne viennent et ne partent qu’une fois par jour. C’est à la suite de toutes ces activités que nous rédigeons un rapport consistant et que nous allons planifier la suite de nos activités. Une réunion a déjà eu lieu hier avec le président du comité local d’adaptation aux changements climatiques et une autre avec l’agent des eaux et forêts de Toubacouta, avec lesquels nous avons planifié les prochaines activités. Si tout va bien, demain nous identifier le premier site pour la préparation de pépinières à Ndoumboudj. Les autres villages suivront rapidement ensuite non seulement pour la pépinière, mais aussi pour la technique de fours améliorés. On a encore du pain sur la planche. COP Soucouta Commentaires fermés sur Circuit de l’eau et Mangroves s’entremêlent

Activités 10 jours au COP Toubacouta

by COPSOU

Durant ces 10 derniers jours, le COP a travaillé sur 3 projets de front. Le projet « mangroves », le projet « circuit de l’eau », et le projet « migration ». Concernant le projet « mangroves » d’abord, nous avons pu rencontrer et faire le suivi de plus de la moitié des bénéficiaires directs de Ndoumboudj et Santamba chez qui nous avions planté des anacardiers ou des manguiers en juillet dernier. C’est grâce aux fiches de suivis que nous pouvons tirer 2 leçons principales de la plantation. Il est premièrement conseillé de planter au mois d’août au prochain hivernage, de manière à ce que les plants puissent profiter d’un maximum de pluies pour bien s’enraciner. Les bénéficiaires recommandent deuxièmement de fournir des gerbions afin de protéger les plants de la divagation du bétail. En plus de ces multiples rencontres, l’équipe du COP a aussi organisé deux réunions d’information sur la suite des activités menées dans le cadre du projet dans ces mêmes villages. Cette réunion a dû malheureusement être postposée à plusieurs reprises à Ndoumboudj pour cause de mauvaise communication au sein du village, et, à Santamba aussi, à cause de la fête de la naissance du prophète. Dans le premier village, Moussa Mané et Ibrahima Ndiaye ont pu rencontrer une quinzaine de notables. Dans le second, Ibrahima Ndiaye et Julienne Kika étaient face à plus de 40 personnes. Ces deux réunions informaient la population quant à la formation en technique de préparation de pépinières qui vont avoir lieu dans les semaines à venir. Ensuite, dans le cadre du projet « circuit de l’eau », nous en sommes à lancer 3 recherche action participative dans 3 villages différents. Et c’est aussi au bout de plusieurs rebondissements que nous sommes enfin parvenu à identifier et à négocier avec les 3 groupes de jeunes. C’est à Néma Bah que nous avons rencontré le plus de difficultés à identifier un groupe en accord avec la cible du projet. La population avait déjà été informée du projet lors de la venue du secrétaire exécutif d’AJE fin janvier, mais il a été difficile de trouver le groupe avec qui nous allions faire la recherche. Le premier groupe identifié était déjà sorti de l’école, le deuxième, identifié à l’école du village était beaucoup trop jeune, et le troisième, a dû être identifié au CEM de Missirah. À Ndoumboudj, un groupe de jeunes correspondants à la cible a été identifié après un essai qui était à nouveau trop jeune. La population, quant à elle, a été informée du projet en même temps que le projet « mangroves » avec le président du comité collégial d’AJE. C’est à Santamba que l’identification a été la plus rapide puisqu’elle s’est faite lors de la réunion d’information alors que les jeunes étaient venus en nombre. Puisque l’équipe du COP va travailler avec des jeunes élèves de plus ou moins 16 ans, il a été décidé que nous mènerions les recherches le samedi après-midi et les dimanches de février et de mars en commençant par le village de Néma Bah d’abord avant de travailler à Ndoumboudj et Santamba les mêmes week-ends ensuite. Le projet « migration » a été clôturé ce vendredi par la remise d'un petit fonds d'appui aux projets des jeunes ayant participé à la recherche action participative.  L'équipe de Toubacouta poursuivra ses visites auprès de ces jeunes pour mesurer les résultats obtenus  et en tirer les leçons.   Bonne continuation à tous les lecteurs, Pour l'équipe du COP, Thibaut de Radiguès COP Soucouta Commentaires fermés sur Activités 10 jours au COP Toubacouta